PAULETTE CALLABAT (1923-2005)

Les grandes phases de son histoire

 

Paulette Callabat naît le 6 septembre 1923 à Carcassonne d'une mère très pratiquante et d'un père éloigné de la foi. 

Enfant, elle reçoit, dans une école libre, un enseignement chrétien qui l'a marquée et elle participe à la Croisade eucharistique.
Elle entre ensuite en pensionnat et se nourrit de l'exemple des religieuses. Elle y approfondit son désir de don à Dieu, d’offrande de soi-même et d'eucharistie.
Cette période s'identifie pour elle à l'expérience de l'oblation et de la co-rédemption.
Elle suit la messe quotidienne au Carmel de Carcassonne.

En 1940 elle fait connaissance avec la J.O.C. – J.A.C. résistance, c'est aussi la découverte de la J.O.C.F, où elle va militer dans son quartier, sa paroisse, et en responsabilité diocésaine.

Elle éprouve le désir de concrétiser sa réponse à l'appel au don total pour le Monde Ouvrier en entrant au Carmel et annonce sa décision à ses parents à la Pentecôte 1943.

Malgré la souffrance de sa mère et la révolte de son père, elle démissionne de son travail pour entrer dans la communauté religieuse.

 Et soudain, elle ressent un barrage intérieur pour le Carmel.
Elle écrira plus tard sur cet évènement : « Seigneur, je suis à Toi et mon cœur est plein de joie et je te remets ma vie, fais en ce que tu voudras ».

L'aumônier diocésain et le permanent de la JAC lui demandent alors d’assurer le secrétariat du Centre Rural et d’y attendre la fin de la guerre
pour prendre une décision. Elle voit de près l’équipe fédérale et régionale.
Elle participe à la cuisine des camps JAC, des 'semeurs', et décline plusieurs demandes successives en mariage.
Son refus est toujours motivé par son désir de don total à Dieu sans savoir comment cela se réalisera exactement. 

En continuant son militantisme dans la JOCF elle sentait qu’il était possible de donner toute sa vie au Seigneur en restant au cœur du monde.

Engagée aussi dans le Monde rural elle voit la naissance du M.F.R. et reçoit des échos de la fondation des Aides Familiales Rurales.

De 1948 à 1951 elle s'installe à Peyriac–Minervois dans l'Aude comme Aide Familiale Rurale. C'est aussi la période des Maisons Familiales de Vacances et de la vulgarisation Ménagère.
En octobre 1951 elle est appelée à la permanence de Carcassonne du MFR et à celle des Aides Familiales Rurales pour la région.
Elle participe aux Conseils Nationaux et aux équipes nationales du M.F.R.

En consultant une notice de Caritas Christi, elle y perçoit un nouvel élan pour répondre à l'appel de Dieu. 

Le 9 Février 1958 elle entre dans cet Institut séculier.

Venue à Limoux avec l’équipe qui a succédé aux Frères des Ecoles Chrétiennes en Septembre 1958, elle va connaître une participation très grande à la vie et au développement de l'Institution Saint-Joseph en tant que secrétaire de direction.
Ce sera pour elle un lieu de formation des jeunes mais aussi de leurs mères dans un réel souci de développement intégral.

Elle prit sa retraite anticipée de St-Joseph le 15 septembre 1982 pour être embauchée comme responsable salariée de la catéchèse du secteur pastoral en octobre 1982 et ce jusqu'en Juillet 1991.

Elle consacrera désormais son temps à la catéchèse et à son quartier où elle s'était engagée depuis longtemps, à l'alphabétisation des immigrés,
au soutien scolaire des enfants,  à la rencontre des cultures avec les femmes musulmanes et à l'engagement de solidarité dans les associations locales
pour défendre les droits des plus petits.

Elle décède accidentellement le 27 Juillet 2005 à Limoux renversée par une auto à un passage pour piétons.